Désespoirs d’école

Participation en 2017 au Concours de Plaidoiries du Mémorial de Caen, en tant que lycéenne en première à Marie de Champagne

Résumé:

            Dans une société qui recherche de plus en plus l’égalité, la France est l’un des pays riches les plus inégalitaires avec ses enfants. L’enquête Pisa de 2016 démontre que dans l’éducation, la France est très mauvaise par rapport à ses voisins européens. Pourtant les valeurs de la République et la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 promettent bien une égalité des chances. Ces inégalités sont à l’origine d’un constat très lourd : les disparités entre les classes sociales sont nombreuses et les enfants s’appelant Juliette ou Diane ont des résultats au bac bien supérieurs à ceux d’un Steven ou d’un Ahmed. 

Les enfants en souffrance manquent de culture, certains même peinent à venir à l’école et le fossé s’élargit : les élèves les plus cultivés connaissent 6000 mots tandis qu’un jeune en difficulté n’en a qu’un millier. Ces enfants exclus, marginalisés, bénéficient tout de même des mêmes droits que n’importe quels autres ! Cette infamie n’a pas lieu d’être, c’est bafouer leur droit ! Le Code de l’Education dit clairement dans son article L111-1 : le service public de l’éducation « contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales ». Tout le monde possède ce puissant droit qu’est l’accès à l’éducation et les mêmes chances devraient être offertes à tous. 

Malheureusement, la loi n’est ici pas respectée alors qu’on sait qu’un enfant non aidé par l’école est un adulte perdu dans la société. Cet enfant, c’est aussi un citoyen qui ne pourra pas participer à la vie de la nation et sera exclu du monde du travail. La cohésion sociale est ainsi mise à mal puisque ces différences éducatives engendrent des violences et un sentiment de révolte chez les enfants concernés.

 Cette situation n’est pas une fatalité ! Au contraire, de nombreuses solutions existent déjà ailleurs comme en Finlande, l’un des pays les plus égalitaires au monde. L’Etat pourrait d’abord davantage s’engager financièrement et se servir de cet exemple finlandais en vue de résoudre cette situation. Enfin, le meilleur moyen serait de revoir la politique scolaire pour redonner avant tout de l’ambition aux élèves. En effet, ceux-ci manquent de confiance en eux et la création d’autres programmes comme la CEP de Sciences Po pourraient contribuer à leur redonner l’espoir de réussir. Un enfant symbolise l’avenir même d’un pays, la promesse d’un monde plus juste. 

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