Le conseil de Future : « Surtout, méfiez-vous des arnaques des labels »

Actuellement en pleine promotion de son WIZRD depuis le 18 janvier, Future a concédé quelques secrets vis à vis de l’industrie musicale,  et notamment sur la relation entretenu entre les labels et les artistes.

Si pour les petits artistes émergents, ce sont les labels qui appuient la pression sur les contrats, lorsqu’on a l’envergure hip-hop de Future, les tendances s’inversent. Et oui, à mesure que la notoriété augmente, augmente avec elle le pouvoir des artistes, qui peuvent se permettre de gérer leurs carrières avec plus de recul, et d’autorité. C’est ce qu’expliquait le rappeur américain dans une récente interview, au cours de laquelle il interrogeait:  « Qui peut signer quoi ? Qui détient quoi ? Quels droits appartiennent à qui ? ». Des questions légitimes que Future a raison de rappeler. Depuis peu, le rappeur possède l’intégralité des droits sur ses projets, une situation plus rare qu’il n’y paraît dans l’industrie.

Labels et artistes n’ont jamais fait la paire

À 35 ans, et portant le bagage d’un parcours prolifique, le rappeur peut en effet se permettre de jouer les donneurs de leçon, lui qui a été aux premières loges de ces conflits lorsqu’il était encore signé chez Epic. Selon lui, si les artistes débutants ne “clarifient pas la situation dès le début”, les labels n’hésiteront pas à les arnaquer. Ainsi, ce sont eux qui tireront profit des différents succès amassés, et il sera dès lors impossible pour « vos enfants de profiter des bénéfices de votre musique le jour où vous ne serez plus là ». Le conseil est simple, les artistes doivent reprendre le pouvoir sur leurs morceaux et arrêter de léguer les masters à leur label pour en être propriétaires dès le début. Facile à dire quand on est millionnaire, un peu moins qu’on est un jeune encore naïf, qui rêve de grandes réussites.

Mais ça, Future ne s’en cache pas: « la popularité est un levier de négociation avec les labels. Cela permet d’exiger de voir les contrats, d’exiger de voir à qui appartiennent les masters. » Sans elle, difficile d’avoir son mot à dire, si bien que parfois certains s’interrogent sur les libertés artistiques de certains artistes, qui prennent parfois des décisions plus que controversées. C’est pour cette raison que la dernière recommandation de l’artiste serait celle de rester vigilant puisqu’il raconte qu’il “arrive régulièrement que les labels réclament des frais d’hôtel, de nourriture ou de transport relatifs à votre deuxième album, alors que vous en êtes au cinquième. »

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