Création du MOOZ

COMMENCEMENT

À l’aube de mon année terminale, je deviens l’unique rédactrice du journal de mon lycée, que je co-gérais depuis déjà deux ans. L’occasion pour moi de laisser émerger une créativité parfois réprimée et de voguer vers de nouveaux projets en trouvant de nouveaux apprentis rédacteurs prêts à me suivre dans cette nouvelle expérience journalistique. Le problème ? Le journal de notre lycée n’était pas assez lu, trop peu imprimé et était trop restrictif : il fallait dans mon sens que les lycéens de Marie de Champagne puissent connaître également l’actualité de la ville de Troyes, et celles des autres lycées qui leur étaient tous plus ou moins familiers. Ça a commencé comme ça. De la simple idée de moderniser un concept éditorial lycéen devenu institutionnalisé et trop peu personnalisé aux besoins des étudiants. Ma solution : création de réseaux sociaux, réunions avec le corps administratif sur l’importance sur la cohésion de l’établissement qu’aurait un média mieux construit, si on lui laissait plus de moyens de réussir. C’était plutôt facile puisque j’étais élue depuis presque 3 ans dans toutes les commissions exécutives de mon lycée et avait donc pu constater les manquements de ce dernier. Le projet était ambitieux et surtout onéreux. Mais ils m’ont fait confiance, moi qui n’avait encore qu’une équipe peu investie et bancale, aucune réelle expérience et des rêves qu’ils savaient déjà trop grands pour la structure. Bref, le premier numéro voit le jour, avec une promo qui nous permet dès le premier post de voir déjà 300 personnes s’abonner à notre compte Instagram, véritable plateforme de communication avec notre audience depuis ce jour. Très vite les réactions suscités dépassent les espérances attendues. Demandes de lycéennes d’autres établissements, demandes de collaboration et volonté d’entreprises d’investir dans ce projet qui leur permettrait enfin d’avoir un moyen de toucher les jeunes, ce qui – qu’on se le dise – demeure relativement compliqué en zone rurale.

DÉROULEMENT

Puis, il y a eu Lucile Moy, créatrice d’Efflorescence Culturelle. Révolution. Un simple de tweet a boulversé mon quotidien, on s’appelle, elle m’explique son parcours et évoque quelques possibilités que le média pourrait m’offrir et me conseille sur mes doutes. Grâce à elle, j’effectuerais ma première interview d’un artiste relativement célèbre, Lord Esperanza, alors que nous n’avions pour l’heure pas sorti le premier numéro ni même créé de compte sur les réseaux. Opportunité inespérée. Si j’envisageais déjà le journalisme depuis longtemps, elle est sûrement celle qui m’a poussé les deux pieds dedans, un peu prématurement. La suite est allée très vite, puisque comme vous le savez sûrement, le média n’a fêté ses un an qu’il n y a quelques mois. J’ai décidé d’accepter cette demande de ce lycéen déçu de ne pas avoir de journal dans son lycée, bien que mon équipe me prenait pour une folle (et c’est d’ailleurs toujours le cas). Et l’idée me vient : Troyes a besoin de faire vivre sa jeunesse et cela passe par un mouvement qui pourrait la fédérer. J’allais être à l’origine d’un média inter-lycées, puis inter-écoles dans la ville réunissant lycéens et étudiants, qu’on n’assimile guère ensemble habituellement. Malgré que l’initiative ait surpris les quelques figures de ma ville, certains membres de mon équipe éducative étaient inquiets par rapport à ma capacité à gérer engagement associatif, ce nouveau projet, concours, missions lycéennes, baccalauréat ou encore entrée à Sciences Po. Et pour ce qui est des anciens rédacteurs, nombreux sont ceux qui ont pris peur quant à la quantité de temps que le projet requerrait. Certains y ont cru, et ce sont ceux que vous avez pu voir sur l’image juste au dessus. Réunions avec des organismes privés, invitation à des conférences, au Conseil Régional, à des festivals… L’année 2018 s’est enchaînée et nous a permis aujourd’hui en 1 an de créer une communauté regroupant près de 4 000 personnes et 2 500 exemplaires imprimés. J’avouerais m’être souvent inquiétée, notamment lorsque j’ai dû pour la première fois tenir une réunion devant près de 50 jeunes, me retrouver accréditée à des évènements à parfois plus de 8 heures de chez moi, apprendre à gérer un budget de 12 000 euros sans la moindre connaissance mathématique ou présenter mon projet devant les élus de la région Grand Est. Trouver un moyen de susciter l’intérêt des jeunes et de maintenir celui des rédacteurs a peut-être été l’un de mes plus grands challenge, challenge toujours identique à l’approche de 2019.

Aujourd’hui, le MOOZ, c’est donc un média culturel de jeunes ambitieux, talentueux et déterminés. Projet fédérateur, collaboratif et inclusif. Avec ce projet, nous désirons promouvoir la richesse culturelle présente en tous lieux en relayant des événements plus ou moins connus, mais nous souhaitons aussi développer certaines de nos compétences (journalisme, montage, aisance oratoire, rédaction, relations presse, gestion d’équipes, dessin, photographie, communication, secrétariat, tournage…). C’est aussi le moyen pour nous de faire entendre notre voix, nous jeunes auxquels on demande très peu l’avis dans les différents débats d’opinion publique. Nous aussi, nous voulons revendiquer l’importance de certaines valeurs, idées et initiatives à travers la transmission de notre amour pour des domaines tels que la musique, la littérature, le cinéma ou encore le 3ème art. Mais ce qui compte par-dessus tout, c’est de partager ensemble. D’apprendre à avoir confiance en soi, d’affirmer nos goûts et de rencontrer des personnes qui ne nous ressemblent en rien mais qui possèdent tout de même des centres d’intérêts identiques aux nôtres. Savoir qu’on a tout à apprendre de l’autre et que ses différences nous ouvrent au monde est l’un de nos plus rudes combats, que nous défendons à travers nos 4 formats : vidéo, radio & podcasts, version papier et site web.

La suite est disponible sur la plaquette ci-dessous qu’on tente de tenir à jour le plus régulièrement possible, mais la plus fidèle représentation du projet reste notre site web (2 à 3 articles par jour), notre chaîne youtube ( 1 à 2 vidéos par semaine) ou nos réseaux sociaux sur lesquels nous sommes très actifs.

PLAQUETTE MOOZ (07/2018)

LEMOOZ.COM

 

 

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