Grâce à Walk in Paris, les rues de Paris sont devenues des galeries d’art

Par le projet “Exposez-Moi”, la marque de sapes Walk in Paris a disposé les travaux d’Enfant Précoce dans les lieux emblématiques de Paris afin de lui donner un coup de main.

La marque de streetwear s’est montré plutôt soucieuse des artistes émergents de la capitale en aidant le camerounais Francis Essua à promouvoir son art. Surnommé l’Enfant Précoce, le peintre actuellement à Paris, peine à se faire exposer dans des galeries d’art, bien qu’il ait un indubitable talent. Ce pourquoi Walk In Paris a imaginé la nouvelle égérie, habillé de leur nouvelle collection, posant à côté de ses tableaux exposés dans tout Paris. Dans un même temps, une pancarte “Exposez-moi”, insinuait ironiquement le fait qu’Enfant Précocene perce pas, malgré l’appréciation qu’il reçoit pour ses oeuvres.

À l’issue de ce projet engagé et majestueux, une vidéo retraçant le périple des peintures et de leur créateur a été posté par la marque. L’opération fut un beau coup de pub pour la toute récente marque d’habillement ainsi que pour l’artiste. D’ailleurs, un vernissage d’une de ses expositions a eu lieu le jeudi 10 janvier à La Montgolfière.

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“Exposez-moi”  met en lumière l’adversité du marché de l’art

Le problème que connaît Francis Essua n’est hélas pas un cas isolé. Ce sont, rien qu’à Paris, des milliers d’artistes qui tentent de faire valoir leur ingéniosité. Mais face à l’intransigeante concurrence, rares sont ceux qui parviennent à faire de leurs créations des oeuvres reconnues. Qui plus est, le 3ème art commence seulement à retrouver de l’intérêt aux yeux du grand public, lui qui a longtemps été évincé de la pop culture. Les différents galeristes préfèrent alors se fier uniquement aux tendances et aux artistes connaissant déjà un certain succès dans le milieu, faisant du monde de l’art un univers hermétique et élitiste. La récalcitrance des médiateurs culturels a conduit à un manque d’initiatives et à une diminution des prises de risques, qui sont pourtant essentielles dans les domaines artistiques.

C’est pour cette raison que les artistes ont commencé eux-mêmes à dévoiler leurs travaux sur les réseaux sociaux, et notamment sur Instagram, qui est devenu une réelle pépinière artistique. Certains d’entre-eux, à l’image de Tyler Spangler et Émir Shiro sont même parvenus à faire de leur art une source de revenu, en vendant leurs oeuvres en ligne. Cette initiative de la part des artistes a donc évidemment fini par nuire aux vendeurs d’art, qui ont longtemps fait pression sur les jeunes créateurs, pensant qu’ils auraient indéfiniment le monopole sur l’art. La tendance se renverse.

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